Grossesse et Ayurvéda : Comment bien vivre sa grossesse grâce à l’Ayurvéda ?

La grossesse est un moment charnière dans la vie d’une femme. Un petit être grandit en vous, et votre corps, votre métabolisme, vos émotions, votre psychologie changent à toute vitesse. Ce très grand bonheur peut donc parfois être perturbant : inconfort physique, pics émotionnels, peurs…

Pour accompagner la grossesse, l’Ayurvéda agit donc par des massages, des pranayamas, du yoga pré-natal, une alimentation adaptée ou encore des plantes. Il vous aide à prendre soin de vous et de votre enfant, à cultiver la sérénité, et aide aussi votre corps à faire de la place pour ce petit bébé… Tout en vous préparant à la grande aventure de l’accouchement et de la maternité.

Vata, pilier de la grossesse en Ayurvéda

Que ce passe-t-il dans le corps d’une femme enceinte ? Concrètement, on considère en Ayurvéda que votre petit bébé est aidé dans son développement par le dosha Vata, celui du mouvement et de la respiration. Vata est donc sollicité tout au long de la grossesse : votre travail de femme enceinte est de le nourrir avec ce qu’il aime. Soit avec de la stabilité, de la douceur, de la chaleur.

Dans l’assiette : douceur et chaleur

Pour nourrir Vata, on conseille d’abord des repas chauds et aux saveurs douces. Au menu : légumes à feuilles vertes (épinards, oseille), céréales douces (riz, quinoa, semoule), ou encore fruits et oléagineux (noix, amandes, noix de cajou). 

Mais surtout, l’un des ingrédients clés qui vous suivra tout au long de votre grossesse, c’est le lait : plutôt biologique, et plutôt de vache. L’idéal est de le consommer chaud, aromatisé avec du fenouil ou des épices… Voire sous forme de fromage – à condition d’éviter les pâtes trop sèches. Un autre allié de la grossesse est le ghee, ce beurre clarifié très connu en Inde. 

Au yoga : à chaque trimestre ses postures !

Autre pratique conseillée pour la grossesse en Ayurvéda : le yoga pré-natal. Certains disent qu’il faut l’éviter, mais pour ma part, je considère qu’il est un puissant allié, à condition qu’il soit pratiqué de manière adaptée. Et si vous en pratiquez déjà régulièrement. Pour les personnes qui n’ont jamais fait de yoga, évitez de se mettre à fond dans une nouvelle activité le premier trimestre. On commencera alors le yoga dès le 4ème mois de grossesse

Il a l’avantage d’agir à la fois sur le corps et l’esprit : il calme, étire, tonifie et prévient ainsi un certain nombre de maux, comme le mal de dos ou l’affaissement de la posture. L’essentiel est de l’adapter au trimestre : au premier trimestre, on privilégie les postures de stabilité, au deuxième les étirements, et au troisième, les postures d’ouverture du cœur, parfaites pour soulager le dos et le cou.

Pranayamas : respirer pour se relaxer

Autre outil de l’Ayurvéda, les exercices de respirations ou pranayamas. On lit souvent que les pranayamas sont à éviter pendant une grossesse : c’est vrai et c’est faux. Effectivement, pratiquer le kapalabhati, qui demande de contracter les abdominaux, est peu indiqué. Par contre, un pranayama doux comme le bhramari fait baisser l’anxiété et favorise le calme d’esprit, le bien-être : tout ce dont a besoin votre bébé. 

Massages ayurvédiques : pour rencontrer son bébé

Lent et doux, pratiqué avec des huiles chaudes, le massage ayurvédique pour femmes enceintes soulage le corps en calmant le système nerveux et en aidant à la circulation sanguine. Mais surtout, il stimule la sécrétion d’ocytocine, l’hormone de l’attachement. C’est ainsi qu’il peut être un moment de lien, de rencontre avec votre enfant… En plus de vous faire un bien fou.

Tous ces soins n’ont pas pour but de supprimer les inconforts de la grossesse, mais plutôt de les atténuer pour mieux les accepter. Dans une seule optique : que vous, future maman, ne transmettiez que du bien-être, de la lumière et de l’énergie positive à votre futur enfant.