L’Ayurvéda pour (bien) vivre avec l’endométriose

L’endométriose concerne, selon les sources, de 1 à 2 femmes sur 10. Soit beaucoup d’entre nous ! Si on ne sait pas (encore) la guérir, la médecine propose désormais des traitements qui limitent sa prolifération. Le problème, c’est qu’après ces traitements, il subsiste souvent le problème principal : les douleurs, parfois intenses, voire invalidantes.

C’est là que l’Ayurvéda, avec sa prise en charge holistique, est un complément très adapté à la médecine moderne : par un accompagnement sur l’hygiène de vie (alimentation, yoga, méditation, plantes, massages…), il aide les femmes à prévenir, réduire, supporter, maîtriser les douleurs liées à l’endométriose. 

C’est quoi, l’endométriose selon l’Ayurvéda ?

L’endomètre tapisse l’utérus. Chaque mois, il épaissit sous l’action des hormones pour accueillir un potentiel bébé. Et si pas de bébé, il se désagrège et saigne : ce sont les règles. 

Pour simplifier, l’endométriose, c’est quand l’endomètre ne s’en va pas, s’accumule dans l’utérus, voire migre vers d’autres organes : cela entraine une inflammation et donc des douleurs anormales pendant les règles, l’ovulation et les rapports sexuels, des difficultés à tomber enceinte… Et même des problèmes digestifs, ou des douleurs dans les jambes par exemple. On dit souvent qu’il y a autant de femmes que d’endométrioses : ses causes et ses symptômes peuvent être très différents d’une femme à l’autre. 

Du point de vue de l’Ayurvéda, on considère que cette accumulation de cellules endométriales est due à un déséquilibre des doshas. Et plus spécifiquement du dosha Kapha, qui serait en excès. Les femmes au profil dominant Kapha seraient donc plus touchées par l’endométriose, mais cela n’exclut pas les autres : encore une fois, il y a autant de femmes que d’endométrioses.

Attention : consultez une praticienne ! Pour l’endométriose, ça me paraît indispensable. Car comme c’est une maladie complexe, évolutive et hormono-dépendante, certaines pratiques ayurvédiques (je pense notamment à la prise de certaines plantes) peuvent faire plus de mal que de bien si elles ne sont pas adaptées.

Alimentation et plantes : deux outils pour limiter l’endométriose

L’un des premiers outils contre l’endométriose, en médecine occidentale comme en Ayurvéda, c’est l’alimentation. Elle peut agir à la fois à court terme pour soulager les douleurs quand elles sont là, mais aussi à long terme pour les prévenir. 

Là encore, une thérapeute est nécessaire pour identifier le déséquilibre des doshas et vous construire un programme alimentaire individualisé. Mais je peux quand même vous donner quelques conseils que l’on retrouvera pour toutes :

  • Adopter une alimentation anti-inflammatoire en bannissant tous les aliments irritants : gluten, certains produits laitiers, alcool et café, viandes rouges…
  • Mettre l’accent sur une alimentation douce et nourrissante, avec des légumes et du bon gras.
  • Jouer sur les épices : Je conseille par exemple l’utilisation du curcuma et du gingembre (détoxifiants, nettoient le foie, régulent les oestrogènes), des clous de girofle (analgésique), ou encore du cumin (anti-spasmodique)
  • Adopter les infusions de plantes : en premier lieu, la shatavari, une plante racine qui agit tout particulièrement sur le système reproducteur des femmes, ou encore des tisanes d’achillée mille feuille (antispasmodique), de framboisier (antispasmodique, régule le cycle)… Il y en a plein à combiner !

Le Yoga, une activité physique pour accompagner l’endométriose

Le yoga est très utilisé en Ayurvéda, et l’endométriose ne fait pas exception. Il a deux grandes vertus : soulager les douleurs quand elles surviennent, mais aussi, par la reprise de contrôle du corps, la maîtrise du mental ou encore les respirations, aider à mieux les supporter quand elles sont là. 

Par exemple, en cas de douleurs, une posture préconisée par Aurélie Maire dans notre podcast Ayurvéda est le papillon inversé. Mais il existe des postures pour tous les symptômes : certaines favorisent la digestion, d’autres la relaxation… 

Accepter et vivre avec son endométriose, c’est possible ☀️

L’endométriose ne se guérit pas, d’accord. Mais avec une pratique adaptée de yoga, une bonne alimentation, des plantes et des épices, on peut vivre avec et limiter le handicap qu’elle représente. A vous de construire votre nouvelle hygiène de vie… Et pour vous motiver, je vous conseille d’écouter ce reportage de France Inter : on y trouve plein de témoignages de femmes qui expliquent comment ces ajustements leur ont permis de retrouver une vie à peu près normale.

🎧 Envie d’en savoir plus ? Ecoutez l’épisode de notre podcast Ayurvéda dédié à l’endométriose